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Les frais à payer pour le programme de master à l’UB, un secret bien gardé

BUJUMBURA, 1er déc (ABP) – La passation du Concours d’admission aux programmes de master (photo : vue partielle des candidats au concours) à l’Université du Burundi (UB) qui a débuté mardi 28 novembre 2017 dans les campus universitaire de Rohero et Mutanga, s’est clôturée jeudi 30 novembre 2017. Cependant, les frais à payer pour ces programmes et les modalités de payement restent toujours un secret bien gardé.
En effet, dans la réforme Baccalauréat-Master-Doctorat (BMD) enclenchée par l’UB, plus de 20 programmes de master sont dispensés notamment un programme de master à la faculté d’agrobio-ingénierie, deux programmes de master au niveau de la faculté des sciences de l’ingénieur, deux programmes à la faculté de droit et trois programmes de master au niveau de la faculté des sciences économiques et de gestion. Il y a aussi un programme de master avec quatre options développées par l’Institut de pédagogie appliquée (IPA), cinq programmes développés au niveau des facultés des sciences et un programme avec huit options développées par la faculté de médecine.
Le recteur de l’Université du Burundi, M. Gaspard Banyankimbona a indiqué au cours d’une interview accordée à la presse, que la capacité d’accueil est estimée à 2 à 3 étudiants par enseignant. Il a indiqué en outre qu’avec 240 enseignants docteurs, 506 étudiants seront accueillis. Concernant le sort des enseignants assistants et maîtres assistants qui sont actuellement employés de l’UB et qui doutent de leur sort quant au traitement par rapport à ce programme, il a précisé qu’à chaque programme de master développé, deux assistants vont être admis pour dire que sur les 20 programmes développés 40 assistants soit 10% du personnel de l’UB.
A la question de savoir si ces derniers vont payer les frais alors que d’autres ayant le même statut qui sont à l’étranger ne payent pas ces frais, M. Banyankimbona a fait remarquer que les bourses de ces derniers sont financées d’une façon diversifiée. Toutefois, il a admis à ce propos que n’importe quel employeur souhaiterait renforcer la capacité de ses employés en vue d’améliorer la production et l’UB ne fait pas exception. « C’est le soucis de l’UB de renforcer les capacités de son personnel et surtout les assistants et les maîtres assistants. Mais comme cela appelle à un financement et que jusqu’aujourd’hui l’UB est prise comme une institution publique utilisant les fonds publics, cette mesure n’est pas à prendre librement et rapidement sans l’orientation du bailleur ». Seule l’approche dialogue pourra selon lui décanter ce problème.
Selon lui, le jour de l’ouverture de l’année académique va correspondre au lancement de tous les programmes nouvellement développés par l’UB. Et le cas d’éventuels étudiants qui seraient en activité, il a précisé que le règlement du cycle master prévoit des étudiants à temps plein. Ainsi une attestation de mise en disponibilité sera exigée pour ces derniers.
Quant aux frais à payer pour cette formation, le recteur a semblé garder le secret se contentant de dire qu’« une pareille formation ne peut s’organiser sans la contribution des candidats d’autant plus qu’une opération pareille nécessite des fonds et que notre bailleur n’est pas à mesure de nous en donner suffisamment ».


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