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Un audit international du HCR sur la gestion des réfugiés burundais s’avère indispensable, selon M. Nzobonariba

BUJUMBURA, 13 sept (ABP) – Le secrétaire général et porte-parle du gouvernement, M. Philippe Nzobonariba (photo), a animé mardi le 12 septembre 2017, à Bujumbura, un point de presse au cours duquel il s’est exprimé sur quelques activités qui ont marqué le mois d’août 2017 concernant le Burundi sur la scène nationale et internationale.
Dans son mot liminaire, M. Nzobonariba est revenu sur les activités comme la déclaration du président du Conseil de sécurité de l’ONU du 2 août 2017, le rapport de la commission d’enquête sur le Burundi du 11 août 2017, et les 11èmes jeux militaires conjoints organisés dans le cadre de l’EAC, du 28 août au 5 septembre2017. Il a également mentionné le rapatriement volontaire des réfugiés en provenance de la Tanzanie dont le 1er convoi est arrivé le 7 septembre 2017.
S’agissant de la déclaration du président du Conseil de sécurité de l’ONU du 2 août 2017, M. Nzobonariba a fait savoir que le gouvernement du Burundi constate avec satisfaction que l’ONU évolue positivement dans la lecture qu’elle fait de la situation qui prévaut au Burundi, vu que le Conseil de sécurité « réaffirme son ferme attachement à la souveraineté, à l’indépendance politique, à l’intégrité territoriale et à l’unité du Burundi ». En plus, la même déclaration « prend note de la situation généralement calme qui prévaut en matière de sécurité dans le pays », malgré les rapports alarmants produits par certains organisations et organes de presse qui investissent dans la manipulation de l’opinion, a-t-il précisé.
Concernant le rapport de la commission d’enquête sur le Burundi du 11 août 2017, le secrétaire général du gouvernement a d’abord rappelé que cette commission a été créée irrégulièrement par la Résolution 33/24 du Conseil des droits de l’homme et adoptée par forcing le 30 septembre 2016, malgré le désaccord total avec le gouvernement du Burundi dont la version des faits n’avait pas été tenue en considération avant son adoption.
Il a ensuite fait savoir que ce rapport est tendancieux, déséquilibré et politiquement orienté. Selon lui, ledit rapport s’acharne sur les victimes au lieu de charger les criminels et les putschistes dont les forfaits ont été commis au vu et au su du public, a-t-il dit, s’étonnant que curieusement, aucun de tous leurs crimes n’est relevé par les enquêteurs, ni dénoncé et encore moins condamné par la Commission des Nations Unies des Droits de l’homme. La même personnalité a expliqué que ce rapport charge, par contre, les institutions burundaises, particulièrement celles ciblées depuis longtemps comme responsables de l’échec de toutes les tentatives de déstabilisation de la sécurité et de changement du pouvoir par la force, à savoir la tête de l’exécutif et des forces de sécurité.
Citant quelques exemples des actes ignobles commis par les insurgés lors de l’insurrection de 2015, M. Nzobonariba a fait savoir qu’il convient de se poser des questions à partir de ce rapport qui, selon lui, contient des contrevérités et des contradictions. Selon toujours lui, on ne comprend pas pourquoi le Haut-commissariat aux Droits de l’homme n’a jamais exprimé la moindre volonté d’enquêter sur ces cas, ni de s’interroger sur l’absence d’un seul paragraphe condamnant les auteurs de pareilles atrocités dans les rapports qui lui sont transmis alors que certains cas étaient même revendiqués. On se demande également comment comprendre et faire confiance à un rapport qui ne mentionne nulle part les attaques des groupes armés venus du Rwanda et les enfants soldats capturés sur le champ de bataille et montrés aux diplomates accrédités au Burundi, avant de les remettre à leurs parents en présence de l’Unicef, a souligné M. Nzobonariba.
S’agissant de la question des réfugiés, il a indiqué que le gouvernement se félicite de la volonté de ces derniers de rentrer massivement dans leur pays jusqu’à forcer la réticence du HCR sur ce retour. Le 1er convoi est arrivé de Tanzanie jeudi le 7 septembre 2017, a-t-il signalé.
Le gouvernement s’interroge sur les raisons qui poussent le HCR à refuser aux réfugiés de rentrer, et surtout les raisons qui le poussent à publier des chiffres qui dépassent tout entendement, a-t-il souligné, signalant, à cet effet, que le chiffre de plus de 400.000 réfugiés burundais avancé par le HCR est fantaisiste. « Un effectif non négligeable de réfugiés burundais (plus d’une centaine de milliers) sont déjà rentrés, et l’on connaît exactement la population de chaque province du pays », a affirmé M. Nzobonariba. Il a, toutefois, indiqué qu’il faut qu’il y ait un recensement et une identification de ces réfugiés pour être d’accord avec les chiffres régulièrement avancés par le HCR ainsi qu’un audit international du HCR sur la gestion des réfugiés burundais.
D’après M. Nzobonariba, le gouvernement rassure les Burundais qu’il a déjà identifié ses ennemis et détracteurs qui ont encore soif de remettre le pays sous leur tutelle et le joug de la colonisation. Il faut que ces étrangers et leurs acolytes burundais sachent que le Burundi ne renoncera jamais à sa souveraineté et à son indépendance contre quoi que ce soit, a-t-il martelé.


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