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Echanges sur l’importance d’une législation sur l’alcool au Burundi

BUJUMBURA, 5 sept (ABP) – La coalition de plaidoyer pour la mise en place, le suivi et la mise en œuvre d’une politique nationale sur l’alcool au Burundi (BAPA-Burundian alcohol policy alliance) (photo de famille des participants) dont la vision est d’avoir une société burundaise responsable face à l’alcool, a organisé lundi une séance d’échanges sur l’importance d’une législation sur l’alcool au Burundi. Ont pris part à cette activité, les députés membres de la commission des affaires sociale, du genre, de rapatriement, de l’égalité de chance et de la lutte contre le Sida, les représentants du ministère de la Santé publique et de la Lutte contre le Sida, de la sécurité publique, de la mairie de Bujumbura et évidemment les membres de la BAPA.
Les échanges ont porté sur les méfaits liés à la consommation abusive de l’alcool sur la santé de la personne humaine, l’état des lieux sur la consommation de l’alcool au Burundi, l’importance d’une législation sur l’alcool au Burundi et sur le constat que les participants ont fait dans une descente sur terrain dans les communes urbaines de Kamenge et Kinama.
Concernant les méfaits de l’alcool, cette boisson a des conséquences lourdes sur la santé de l’homme et est à l’origine de plusieurs maladies chroniques non transmissibles comme la cirrhose de foie et les maladies sexuellement transmissibles comme le Sida, étant donné qu’un verre de trop pousse les gens aux actes non contrôlés.
D’après des statistiques récentes de la BAPA, la consommation excessive est la deuxième cause de la mort évitable, après le tabac. D’autres conséquences sont notamment les violences conjugales et le frein au développement familial et du pays.
Comme actions déjà menées, le gouvernement a, en 2014, mis en place un arrêté portant réglementation des débits de boissons, des restaurants et des établissements ouverts au public ainsi que l’interdiction de la fabrication, de la commercialisation et de la consommation de certaines boissons et liqueurs prohibées. Les défis majeurs dans ce processus sont notamment le manque de partenariats techniques et financiers pour la mise en œuvre du plan stratégique déjà élaboré, l’absence d’une loi régissant la production, la commercialisation et la consommation de l’alcool au Burundi, la méconnaissance des méfaits de l’usage nocif de l’alcool par la population, la prolifération des différentes boissons alcoolisées, l’augmentation des boissons nocives et de ses consommateurs ainsi que l’augmentation des publicités incitant la consommation excessive de l’alcool.
Parmi les recommandations formulées figurent autres la sensibilisation de la population en amont et en aval sur les méfaits de l’alcool, la mise en place d’une loi régissant l’alcool, la création d’un centre d’encadrement des personnes déjà dépendantes de l’alcool et la suspension des publicités de l’alcool. En attendant la mise en place d’une loi régissant l’alcool au Burundi, les participants ont recommandé que la lutte contre les boissons prohibées se poursuive, que ce soit pour les boissons alcoolisées ou pas.


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