AGENCE BURUNDAISE DE PRESSE

AUJOURD'HUI
123

La date de la signature de l’Accord d’Arusha devrait être une journée de méditation, selon le président de PARCEM

BUJUMBURA, 28 août (ABP) – Le président de l’organisation non gouvernementale PARCEM (Parole et action pour le réveil des consciences et le changement des mentalités), M. Faustin Ndikumana (photo), a appelé ce lundi les Burundais à soutenir l’Accord inter burundais d’Arusha pour la paix et la réconciliation signé le 28 août 2000 et qui a cimenté cette paix. Pour M. Ndikumana qui s’exprimait au cours d’un point de presse organisé à Bujumbura à l’occasion du 17ème anniversaire de la signature de cet accord, le 28 août 2000 est une date inoubliable qui devrait être comme un millésime dans la vie du pays. C’est la date où les Burundais se sont engagés à se réconcilier avec eux-mêmes, à tourner la page de l’histoire marquée par un passé sombre et lourd et à s’engager vers la paix, a-t-il rappelé.
Le président de PARCEM a rappelé les fondements de cet accord. D’après lui, l’accord a été une solution des crises répétitives qui avaient endeuillé le Burundi depuis une certaine période. L’accord marque la volonté des Burundais de résoudre toute question par un dialogue. Celui-ci étant le seul moyen d’asseoir une paix sûre et durable. La date rappelle en outre le rôle fondamental de la communauté internationale, notamment la désignation de Nelson Mandela comme médiateur, un homme d’une grande respectabilité dans le monde pour aider à régler cette crise burundaise. Le caractère événementiel de la signature de cet accord, avec tout un monde de chefs d’Etats, marque l’attachement de la communauté internationale au Burundi, selon toujours M. Ndikumana.
Il a cité les quatre acquis fondamentaux de cet accord, parmi lesquels les institutions de sécurité au moment où le problème de l’armée burundaise était à cette époque énigmatique. Le partage du pouvoir prévu par l’accord a été une solution à l’exclusion qui était la cause des crises anciennes. En outre, l’Accord d’Arusha a été un tremplin pour que le Burundi recouvre la voie de la démocratie par les élections et la voie de la réconciliation avec les différentes commissions dont la Commission vérité réconciliation et la Commission des terres et autres biens. Aussi, l’accord a un caractère inclusif car tous les mouvements armés ont arrêté la guerre après ont intégré cet accord.
« Maintenant, le Burundi a tourné la page vers la paix pour l’intérêt supérieur de la nation », a dit M. Ndikumana. Il a interpellé tous ceux qui veulent instrumentaliser la jeunesse à se défaire de cette orientation. La jeunesse doit être consciente des défis actuels qui sont la bonne gouvernance, la lutte contre la pauvreté et le chômage.


Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


A propos de ABP

© 2014. Agence Burundaise de la Presse. Tous droit réservés