AGENCE BURUNDAISE DE PRESSE

AUJOURD'HUI
123

70 employés de l’Ecobank licenciés pour des raisons économiques

BUJUMBURA, 18 août (ABP) – L’administrateur directeur général (ADG) de l’Ecobank, M. Victor Noumoué (photo : au milieu) a organisé une conférence de presse ce vendredi 18 août à Bujumbura pour expliquer le motif qui a fait que 70 employés de cette banque soient licenciés. Dans son mot liminaire, l’ADG de cette banque a d’abord rappelé que comme le prévoit le Code du travail burundais, les raisons économiques peuvent être de deux ordres, notamment les performances de l’entreprise et la réorganisation du travail. Il a à cet effet ajouté que le licenciement de ces 70 employés a été conforme à la loi burundaise et qu’il est comme une conséquence, non seulement des raisons économiques, mais aussi de l’opération de restructuration du système d’activité d’Ecobank, laquelle restructuration a consisté dans l’adoption de la digitalisation des services, pour renforcer l’inclusion financière.
Cela a permis la réduction des opérations de la banque et, par-dessus tout, le grand gagnant est resté le client, bien que cela ait entraîné la réduction d’un certain nombre d’agences. C’est ainsi que la banque a dû se séparer de certains de ses employés, a-t-il souligné, ajoutant que cela permettra aux clients de faire leurs opérations bancaires tout en étant dans leurs salons ou à leurs bureaux, à partir de leurs téléphones mobiles, sans qu’ils ne fassent des mouvements.
S’agissant des critères de sélection du personnel à licencier, M. Noumoué a indiqué que ceux-ci ont été arrêtés en commun accord avec le personnel à travers sept réunions, tout en respectant le Code du travail burundais (âge, niveau académique, charges familiales, ancienneté, performances).
A la question de savoir quels sont les avantages accordés à ces personnes licenciées, M. Noumoué a indiqué que l’Ecobank leur a proposé des conditions largement supérieures à ce que prévoit la loi burundaise. Selon lui, la banque leur a accordé jusqu’à 12 mois d’indemnités pour certains qui s’ajoutent à d’autres huit mois d’indemnités que leur accorde la loi burundaise, un remboursement des crédits à un taux bonifié de 4% contre 18% pour le taux clientisé, 12 mois de sursis avant le début du paiement pour se trouver du boulot et la prolongation d’une année des délais de paiement des crédits, une possibilité aux ex-employés d’Ecobank de se reconvertir en agent bancaire agréés avec un cabinet ad hoc pour les y aider, a-t-il ajouté.
L’ADG a également déclaré que, comme la banque propose des indemnités additives à ce qui est prévu par la loi, elle exige à son tour la signature d’une décharge, d’où un protocole d’engagements qui, selon lui, est déjà signé par certains, alors que d’autres ne l’ont pas encore signé.
A la question de savoir si faire signer ce protocole à ces employés licenciés ne serait pas une façon de les diviser, M. Noumoué a dit non. Il a rappelé que quand on commence le travail, on doit signer un contrat et cela, individuellement, ajoutant qu’au moment de quitter le travail, on doit absolument signer un protocole d‘engagement. Il a profité de l’occasion pour informer ceux qui n’ont pas encore signé ledit protocole que la banque met devant eux deux options : soit l’ex-employé signe le protocole et bénéficie des avantages additionnels non prévus par la loi, soit, il accepte le minimum légal.


Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


A propos de ABP

© 2014. Agence Burundaise de la Presse. Tous droit réservés