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Vers une campagne de sensibilisation des jeunes sur les véritables défis de leur pays et leur apport constructif

BUJUMBURA, 14 août (ABP) – A la veille de la journée mondiale de la jeunesse, le président de l’ONG locale Parole et action pour le réveil des consciences et le changement des mentalités (PARCEM), M. Faustin Ndikumana (photo) a, au cours d’un point de presse animé vendredi dernier à Bujumbura, lancé une campagne de trois ans, au niveau national, de sensibilisation de la jeunesse pour un changement de comportements par rapport à la situation actuelle. En effet, a-t-il fait savoir, le 17 décembre 1999, dans sa résolution A/RES/54/120, l’Assemblée générale des Nations Unies a approuvé la recommandation de la Conférence mondiale des ministres de la jeunesse (Lisbonne, 8-12 août 1998) visant à faire du 12 août, la Journée internationale de la jeunesse. Depuis l’adoption par le conseil de sécurité de la résolution S/RES/2250 (2015), l’apport des jeunes, en tant qu’agents de changement est de plus en plus reconnu, de même que la nécessité de les inclure dans les questions liées à la paix et à la sécurité internationale ou, plus largement, au sein de la société. Les jeunes, a ajouté M. Ndikumana, sont des acteurs clés dans la consolidation et le maintien de la paix.
En 2006, une autre résolution du Conseil de sécurité (S/RES/2282) a réaffirmé l’importance du rôle que les jeunes peuvent jouer dans la prévention et le règlement des conflits et, singulièrement, pour l’efficacité, à long terme, de la capacité d’intégration et de la réussite des activités de maintien et de consolidation de la paix. La Journée internationale de la jeunesse, édition 2017 célèbre alors le rôle crucial que jouent les jeunes dans la prévention des conflits en tant qu’agents de changement, ainsi que leur contribution à la promotion de société inclusive, à la justice sociale et au développement durable, a dit M. Ndikumana.
Cela étant, le président de PARCEM a souligné qu’en pensant à cette campagne, il part de l’état des lieux très inquiétant qui montre qu’aujourd’hui, 75% de la population est composé par la jeunesse, pour dire que sur les 11 millions de Burundais, plus de 8 millions sont des jeunes, avec une densité de 310 habitants par km2 dont 90% en milieu rural, alors qu’on a 0.5 hectare par ménage avec 30% de ménages sans terres. La pauvreté monétaire en milieu rural, a-t-il poursuivi, prend de plus en plus l’allure d’un fléau où elle a déjà atteint 80% dans certaines provinces. Le taux de chômage des jeunes est à 55% en milieu rural et plus de 65% en milieu urbain, a-t-il ajouté.
La qualité de l’école a été, elle aussi, pointée du doigt par le président de PARCEM qui voit qu’il y a à redresser tant au niveau scientifique qu’au niveau des valeurs. Face à cette situation inquiétante, l’ONG PARCEM voudrait réveiller la conscience nationale par rapport à cette question où le combat sera basé sur trois axes, notamment la sensibilisation de la jeunesse sur les véritables défis et la situation de leur pays, l’aide au changement de comportement par rapport à l’instrumentalisation ou l’aide des jeunes à faire entendre leurs aspirations et enfin la sensibilisation des leaders de la classe politique à répondre à ces aspirations, a conclu M. Ndikumana.


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