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La pénurie de certains médicaments comme l’insuline se pose avec acuité dans plusieurs pharmacies de Bujumbura

BUJUMBURA, 25 juil (ABP) – Le secteur de la pharmacie est actuellement confronté à une grande pénurie de certains médicaments qui sont couramment utilisés par les patients. Cette pénurie est également confirmée par les détenteurs de certaines pharmacies qui parcourent les différentes pharmacies de gros pour s’approvisionner en certains produits, en vain.
Selon les propriétaires de ces pharmacies, la raison majeure de cette pénurie est liée à l’insuffisance de devises nécessaires pour l’importation de ces médicaments. Cette situation est particulièrement préoccupante pour les personnes qui souffrent de maladies chroniques comme le diabète, l’hypertension artérielle et l’asthme. Dans ce contexte, des médicaments qui sont souvent utilisés par ces malades comme l’insuline et le Vantolin sont devenus très rares ces derniers temps.
Face à cette situation, le directeur du département de la pharmacie, du médicament et du laboratoire, M. Emmanuel Bamenyekanye tranquillise en affirmant qu’il n’y a pas de pénurie de médicaments à proprement parler.
En effet, a-t-il dit, une enquête réalisée en 2012 sur les médicaments circulant au Burundi a montré qu’il y avait 6000 références de médicaments. Or, précise M. Bamenyekanye, avec 300 médicaments on peut soigner 80% des pathologies courantes au Burundi.
Seulement, déplore-t-il, l’opinion largement répandue est que beaucoup de gens croient que seules les spécialités soignent. Certains médicaments ayant connu un succès au niveau commercial sont beaucoup sollicités. Selon lui, c’est la guerre entre les génériques et les spécialités qui continue.
Pourtant, affirme-t-il, il y a beaucoup de génériques qui soignent aussi bien que les spécialités.
En outre, le ministère de la Santé publique et de la Lutte contre le Sida élabore tous les deux ans une liste des médicaments essentiels en exécution de la Politique nationale de santé. Il s’agit d’un engagement du gouvernement d’assurer à toute la population un approvisionnement en médicaments sûrs, efficaces et de bonne qualité, disponibles et utilisés de façon rationnelle.
En définitive, Emmanuel Bamenyekanye demande aux médecins de proposer aux patients des alternatives thérapeutiques qui sont souvent moins chers et de bonne qualité.


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