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Les français vivant au Burundi ont commémoré le 228ème anniversaire de la révolution française

BUJUMBURA, 17 juil (ABP) – Les français vivant au Burundi ont célébré le vendredi 14 juillet 2017, le 228ème anniversaire de la Révolution française survenue en 1789 et qui commence avec la prise de la Bastille.
D’emblée, la prise de la Bastille survenue le mardi 14 juillet 1789 à Paris, est l’un des événements inauguraux et emblématiques de la révolution française.
Les cérémonies marquant cet événement ayant marqué l’histoire du monde entier, ont vu la participation des différentes autorités de ce pays notamment, M. Sylvestre Ntibantunganya et Domitien Ndayizeye tous ex-présidents de la République du Burundi, M. Edouard Nduwimana, l’Ombudsman burundais, et M. Alain Aimé Nyamitwe, ministre des relations extérieures et de la coopération internationale et bien d’autres.
« Votre indépendance chèrement acquise, s’est faite au service des valeurs célébrées chaque année le 14 juillet : la liberté, la démocratie et les droits de l’homme. Vous avez été privés trop longtemps du bénéfice de ces valeurs et de ces droits.
Avec les accords d’Arusha et pendant 15 ans, l’espoir est revenu, avant que la crise de 2015 ne plonge le pays dans des difficultés qui perdurent aujourd’hui, quoiqu’avec une intensité heureusement réduite », a, dans son allocution, déclaré M. Laurent Delahousse (photo), ambassadeur de France au Burundi rappelant au peuple burundais d’œuvrer pour les valeurs de leur indépendance.
Il a en outre invité les autorités burundaises à travailler en vue d’achever la pacification du pays et à assurer la sécurité de leurs concitoyens contre toute forme de violence, d’où qu’elle vienne et lutter contre l’impunité, d’encourager le dialogue entre ceux qui ne partagent pas les opinions politiques ainsi que la restauration d’une pleine liberté d’opinion et des medias. Ainsi, a-t-il ajouté, une mobilisation de tout un chacun est de rigueur pour que le Burundi guérisse de l’histoire tragique qui a été la sienne.
En 2015, l’Europe a pris la mesure de suspendre l’aide qu’il octroyait au Burundi prétextant que les conditions ne sont pas du tout réunies pour que cette continue à être donnée au pays cela à cause des moments de crise qu’il traversait.
Sur ce, M. Delahousse s’est exprimé « cette aide est exigeante : l’Europe a dû se résigner, face à une situation que nous regrettons, à adopter des mesures appropriées, comme prévu par la convention de Cotonou, pour encourager les autorités burundaises à redresser les choses. », a-t-il fait remarqué. « Sachez que nous souhaitons comme vous la levée rapide de ces mesures, mais c’est votre responsabilité de rendre celle-ci possible », a-t-il ajouté.
« Cette célébration rappelle au peuple français et à son gouvernement à la liberté obtenue au prix du courage des sacrifices des français de l’époque », a à son tour fait savoir, M. Alain aimé Nyamitwe, ministre des Relations extérieures et de la Coopération internationale ajoutant par la suite que jusqu’à nos jours cette partie de l’histoire française qui commence avec la prise de la Bastille intéresse toujours bon nombre d’écrivains, chercheurs et philosophes, car dit-il, elle relève de l’inédit contenu des régimes féodaux qui étaient enracinés en Europe et dans le reste du monde depuis la nuit des temps.
Toutefois, a insisté M. Nyamitwe, malgré l’expérience que la révolution française a inscrite dans les mémoires des gouvernés, malgré des idéaux prônés par ce changement, nombreux défis subsistent ou même apparaissent de manière incontournable et sous de multiple formes. Il a imploré notamment l’instabilité politique des états, l’inégalité des richesses entre les pays du nord et ceux du sud, les crises financières mondiales ou régionales qui approfondissent encore un peu plus le fossé entre les classes sociales, ainsi que le changement climatique qui crée lui aussi d’autres victimes.
Face, à ces défis de taille avec des effets néfastes sur la vie des peuples du monde et surtout des pays en voie de développement, le monde a déjà compris que sans la conjugaison de toutes les forces et la ferme volonté de s’appuyer mutuellement, aucun état, aucun pays n’est à l’abris des conséquences.
Selon toujours Nyamitwe, le burundais comprennent désormais que le peuple est l’élément central, le pivot pour atteindre le pouvoir à travers les élections libres transparentes et démocratiques. Ceci suppose que la culture des coups d’états cèdent la place à la logique électorale et compétitive sur la base du principe un homme une voix une femme une voix et en jeune en âge de voter une voix.
Le gouvernement du Burundi, a-t-il regretté, a été, ces derniers jours affecté par des contingences nationales liées à la situation politico-sécuritaire et électorale doublée de l’incompréhension de certains partenaires au développement. Cependant, le gouvernement de la république du Burundi croit que le dialogue stratégique et constructif qu’il a engagé avec ses partenaires bilatéraux et multilatéraux doit se poursuivre et arriver à des résultats mutuellement satisfaisants.


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