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Ouverture d’une retraite sur la situation socio-économique au Burundi

BUJUMBURA, 12 juil (ABP) – Le ministre des Relations extérieures et de la Coopération internationale, M. Alain Aimé Nyamitwe (photo : à droite), a procédé mercredi à Bujumbura, à l’ouverture d’une retraite sur la situation socio-économique au Burundi organisée par son ministère en collaboration avec la commission de consolidation de la paix, configuration Burundi à l’intention des partenaires au développement et des hauts cadres des ministères en charge de la coopération internationale, de l’agriculture et de l’élevage, de la santé et de l’éducation.
Il a fait savoir que la retraite a été organisée après avoir constaté que depuis pratiquement 2013, les partenaires du Burundi ont focalisé leur attention sur la dimension politique, en s’intéressant rarement au développement socio-économique, l’emploi, la reproduction et la maîtrise des agrégats socioéconomiques. Le ministre a précisé que la préoccupation actuelle du Burundi est le relèvement communautaire, le rétablissement des équilibres macro-économiques, le combat contre le déficit alimentaire ainsi que les appuis nécessaires aux secteurs de l’éducation, de la santé et de l’éducation. Malgré des efforts significatifs pour rétablir la situation dans ces domaines, d’importantes séquelles persistent et appellent une attention accrue des différents partenaires pour aider à leur résorption, a noté M. Nyamitwe.
Pour le ministre, les principaux défis du secteur agricole ont trait à la productivité et à l’intensification agricole, à la gestion post-récolte de produits, au changement climatique, à la recherche en agriculture et en élevage ainsi qu’au repeuplement du cheptel. Les réponses à ces défis devraient aboutir à l’affectation de moyens additionnels au Fonds commun pour les fertilisants et amendements, à l’alimentation du Fonds commun pour les semences, à la mécanisation agricole, à la mise en place de petites unités de transformation et de conservation des produits agricoles et d’élevage, à l’aménagements des marais et bassins versants, à la construction et à l’équipement des infrastructures modernes de recherche.
Le contrôle du paludisme, l’élimination du VIH/Sida et de la tuberculose, le contrôle de la mortalité maternelle, néo-natale et infanto-juvénile, le contrôle des maladies non transmissibles, le renforcement et la consolidation d’un système d’alerte rapide de prévention des épidémies, la maîtrise de la croissance démographique notamment par l’utilisation des méthodes modernes de contraception sont les résultats que veut atteindre la Politique nationale de santé 2016-2025 dans le domaine de la santé, a précisé M. Nyamitwe. Dans le secteur de l’éducation, les réformes menées nécessitent des infrastructures scolaires et académiques, du matériel didactique et pédagogique, des équipements de laboratoires et de bibliothèques, de recherche et innovation et formation continue des formateurs ainsi que le financement du Fonds commun pour l’éducation qui ne l’est plus aujourd’hui. Au niveau du secteur macro-économique, le ministre Nyamitwe a demandé aux partenaires de rééquilibrer la balance des paiements. En matière de prévention des risques et de gestion des catastrophes, le ministre a relevé trois défis prioritaires, à savoir l’allocation des fonds nécessaires pour la mise en œuvre du plan de réponse humanitaire 2017, la réintégration des sinistrés dans des sites de transit et le renforcement de la capacité de coordination et de préparation aux urgences.
Le président de la Configuration Burundi de la Commission des Nations Unies pour la consolidation de la paix, M. Jürg Lauber (photo : à gauche), a quant à lui indiqué que le concept de la consolidation de la paix comprend plusieurs dimensions dont la réconciliation et le dialogue politique, la sécurité et les droits de l’homme, la démocratie et l’Etat de droit, les renforcement des institutions et le développement durable. D’après lui, la dimension socio-économique est importance pour le retour du Burundi vers la paix et la prospérité durable du peuple. Il a fait savoir que la configuration peut offrir des plateformes, réunir des parties et les encourager à discuter et à coopérer tout en respectant des priorités bénéfiques à la population du Burundi.


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