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La création de l’emploi doit être le pilier de toute politique

BUJUMBURA, 12 juil (ABP) – "Le gouvernement a la responsabilité de créer l’emploi pour les jeunes ", a recommandé mardi à Bujumbura, le président de la Parole et action pour le réveil des consciences et le changement des mentalités (PARCEM), M. Faustin Ndikumana (photo), au cours d’un point de presse à l’occasion de la célébration de la Journée internationale dédiée à la population.
M. Ndikumana a d’abord rappelé que cette journée arrive au moment où de récentes déclarations du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) ont montré qu’en 2030, la population burundaise sera doublée et conséquemment réduire l’espace cultivable. Il a en outre signalé que les mêmes déclarations ont montré que 75% de la population burundaise est jeune et qu’à ce propos, l’association Réseau des organisations des jeunes en action pour la paix, la réconciliation et le développement (REJA) a montré que 50% des jeunes en milieux ruraux et 60% en milieux urbains sont au chômage.
Le PARCEM a profité de cette occasion pour donner des axes sur lesquels il faut réagir pour créer l’emploi. Il s’agit notamment de consolider et de renforcer les grandes entreprises, c’est à dire restructurer leurs capitaux, augmenter leurs productions et augmenter l’emploi ; de tabler sur les investissements directs étrangers pour pallier au déficit de l’épargne en milieux ruraux ; d’investir dans les secteurs agricole, touristique et bâtiment et d’accroitre la capacité budgétaire pour donner l’emploi lié aux besoins de la population comme c’est le cas dans le domaine de la santé et de l’éducation.
Le président de la PARCEM recommande aussi l’augmentation de l’électricité pour aider dans les petits métiers, l’accès aux crédits pour soutenir les initiatives, le renforcement des capacités nationales pour accéder aux techniques de productivité, la moralisation des affaires publiques ou privées ainsi que la culture du résultat et d’indicateurs comme moyens de multiplier l’emploi.
Pour M. Ndikumana, les crises politiques devraient être arrêtées parce que l’étiquette d’un pays en crise limite le Burundi au niveau des investissements étrangers et au niveau de la mobilisation des fonds pour asseoir des infrastructures de bonne qualité qui doivent soutenir la production.


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