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La situation sécuritaire et des droits de l’homme a connu une avancée très significative

BUJUMBURA, 6 juil (ABP) – La Commission nationale indépendante des droits de l’homme (CNIDH) a présenté à l’Assemblée nationale le rapport annuel édition 2016 et celui du premier semestre 2017 sur la situation des droits de l’homme, ce mercredi le 5 juillet 2017, à l’hémicycle de Kigobe, a-t-on constaté sur place.
Ce rapport détaillé sur 155 pages fait constater une nette amélioration de la situation sécuritaire et des droits de l’homme dans le pays et une diminution sensible des violations des droits de l’homme notamment les cas d’arrestations et de torture. Les diverses activités mentionnées par la CNIDH sont entre autres la réception des plaintes, les visites faites sur terrain, les participations dans des ateliers et/ou séminaires tant nationaux qu’internationaux sur la promotion des droits de l’homme ainsi que des séances de sensibilisation auprès de diverses formations tant politiques qu’apolitiques.
Selon Jean Baptiste Baribonekeza (photo), le président de la CNIDH, celle-ci a pu recevoir 2033 plaintes d’allégations de violation des droits de l’homme dont 1739 liés aux droits civils et politiques, 340 liés au droit à la vie, 102 aux enlèvements, 68 à la torture, 79 aux mauvais traitements, 788 cas de détentions arbitraires ou illégales, 100 aux VBG, 65 à la sécurité, 194 au droit à un procès équitable, et 2 à l’abus d’autorité pour l’exercice 2016.
Au premier semestre 2017, la CNIDH a enregistré seulement 498 saisines dont 315 liés aux droits civils et politiques, 37 liées aux allégations d’atteinte au droit à la vie, 21 aux cas d’enlèvement ou de disparition, 24 aux allégations de torture, 12 aux coups et blessures, 49 aux allégations d’arrestation arbitraire ou illégale, 43 aux VBG, 36 à la sécurité de sa personne, 86 au droit à un procès équitable, 3 au trafic des êtres humains et un au droit à la non-discrimination sur base de statut d’handicapé ; ce qui témoigne une avancée très significative, a déclaré Baribonekeza.
Dans ce rapport, M. Baribonekeza a signalé que la situation socio-économique et humanitaire est bonne du fait de la grande nouveauté incarnée par la loi budgétaire burundais de 2017 qui dit que 70% de fonds du budget de l’Etat proviendront des ressources financières internes. Par ailleurs il se réjouit que 60 000 réfugiés de 2015 sur 364 723 enregistrés par le HCR se sont rapatriés en 2016.
Néanmoins, M. Baribonekeza a fait savoir que malgré cette avancée, des défis dans le fonctionnement du système judiciaire particulièrement liés au respect des garanties légales, l’ignorance de la loi par la population et le manque d’accès à l’assistance judiciaire, la résistance à l’exécution des décisions judiciaires et l’abus des recours contre les mesures d’exécution ont été constatés ainsi que des cas d’assassinats et de tentatives d’assassinat.
En outre, ce rapport évoque l’approfondissement des malentendus entre le gouvernement et certaines organisations de la société civile mais par contre apprécie et soutient l’effort du gouvernement pour la réouverture de certaines stations de radios et la liberté de la presse constatée.
La CNIDH, à travers ce rapport, recommande aux medias de faire preuve de professionnalisme en donnant une information bien documentée, équilibrée et de manière constructive afin d’éviter la propagande de haine, surtout de haine ethnique. M. Baribonekeza ajoute qu’il n’y a pas au Burundi de groupe de gens qui serait en train d’être menacé.
La CNIDH termine ce rapport en recommandant au gouvernement de bien restructurer sa politique pour trouver une solution au problème de mendicité et des enfants de la rue. Elle promet de continuer à poursuivre et intensifier ses efforts en matière de promotion des droits de l’homme au Burundi surtout auprès des responsables politiques et de la population sur la tolérance politique, la coexistence pacifique et les élections apaisées.


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