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Un climat malsain dans des familles des rapatriés à Masare en commune Musigati

BUBANZA, 19 avr (ABP) – Un climat malsain se manifeste, ces derniers jours, dans des familles des rapatriés qui s’étaient exilés en République démocratique du Congo (RDC) avec « Zebiya », une cheftaine de secte. En effet, des hommes dont les femmes étaient parties ont épousé d’autres femmes et des administratifs à la base s’inquiètent que cela risque d’être une source d’insécurité sur la colline Masare en commune Musigati, de la province Bubanza (nord-ouest du Burundi), apprend-on de source administrative.
Selon les administratifs à la base de la colline Masare, 334 habitants sur place ont suivi en RDC, la cheftaine Zebiya, et se sont réfugiés dans ce pays frontalier avec le Burundi, depuis 2015. Ils disent qu’elle leur avait convaincu qu’il y aura une guerre au Burundi, qui emportera beaucoup de gens et que seuls ceux qui seront en RDC auront la chance de survivre. Sept personnes parmi ces réfugiés sont déjà revenues au pays natal et cinq femmes d’entre elles ont constaté que leurs maris avaient déjà épousé d’autres femmes sur cette colline de Masare.
Donatien Nkorerimana, l’un des rapatriés est revenu avec sa mère, mais arrivés à la maison, il a constaté que son père avait déjà épousé une autre femme. Son père a refusé de chasser sa deuxième épouse, et actuellement, Nkorerimana et sa mère jurent qu’ils doivent être rétablis dans leurs droits dans ce ménage.
Le gouverneur de la province Bubanza, Tharcisse Niyongabo, indique que ces deuxièmes épouses ne sont pas reconnues par la Loi et juge cela comme un concubinage dont les sanctions sont prévues par la Loi. Il demande aux administratifs à la base en commune Musigati de suivre de près cette situation afin de prévenir et d’éviter le pire. Le gouverneur Niyongabo appelle aux confessions religieuses de s’impliquer, afin de convaincre leurs adeptes que des brebis égalées méritent un accueil chaleureux. Il demande à ceux qui sont déjà revenus de dire à ceux qui sont encore en RDC de revenir, car la sécurité est, selon lui, une réalité.


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