AGENCE BURUNDAISE DE PRESSE

AUJOURD'HUI
123

La réduction des Polluants organiques persistants s’avèrent indispensable

GITEGA, 18 mars (ABP) – La liste des Polluants organiques persistants (POPs) inventoriés au Burundi en 2016 fait état de l’accroissement de ces produits chimiques dans ce pays, selon le rapport d’inventaire des POPs validé vendredi par des intervenants des différents secteurs publics et privés à l’Hôtel Helena.
Ces POPs qui étaient au nombre de 12 en 2004, ont passé à 22 reconnus par la Convention de Stockholm dont le Burundi fait partie, a précisé la directrice administrative et financière à l’Office burundais pour la protection de l’environnement (OBPE), Mme Frédérique Niyonzima, lors de cet atelier de validation.
« La réduction maximale de ces POPs qui constituent des menaces réelles sur la santé humaine et la protection de l’environnement devrait être une préoccupation des acteurs des différents secteurs tant publics que privés », ont signifié Mme Niyonzima et l’expert national en POPs, M. Jérôme Karimumuryango. C’est dans ce cadre de réponse qu’on a créé un projet de révision et d’actualisation du Plan national de mise en œuvre de la Convention de Stockholm sur les POPs au Burundi, ont-ils précisé.
Ces POPs ont été inventoriés dans plusieurs secteurs tels que le secteur de l’Energie où le conférencier a signalé l’existence des transformateurs du courant électrique qui contiennent des huiles PCBs qui polluent l’environnement et affectent aussi la santé humaine.
Les participants à l’atelier ont ainsi recommandé un inventaire systématique de ces transformateurs, afin qu’ils soient remplacés progressivement par d’autres qui ne contiennent pas ces huiles PCBs.
Le défi est de trouver le budget nécessaire pour ce remplacement, selon le directeur de l’électricité à la Régie de production et de distribution de l’eau et de l’électricité (REGIDESO).
Le secteur du transport figure aussi sur la liste des producteurs des POPS appelés PBDE et PFOS, contenus dans les véhicules, camions et bus fabriqués sur la période de 1975 à 2004, a indiqué l’expert Jérôme Karimumuryango. Il a déploré l’absence des données statistiques sur le nombre de ces véhicules qui seraient encore en circulation.
Les participants ont ainsi recommandé aux ministères des Transports, du Commerce et celui de l’Environnement de sensibiliser les fournisseurs et usagers des véhicules d’occasion pour les amener à fournir les données nécessaires chaque fois que de besoin.
Des recommandations ont été aussi formulées à l’endroit des fabricants et usagers des équipements électriques et électroniques tels que des ordinateurs et des téléviseurs fabriqués avant 2004.
Des usines comme celles des textiles et de traitement du cuir ont été aussi interpellées à veiller à une gestion écologique des déchets qu’elles écoulent.
Dans le secteur de l’agriculture et de l’élevage, le constat dégagé est qu’il n’y a pas de pesticides POPs inventoriés sauf ceux qui seraient commercialisés par fraude.
Les participants ont ainsi recommandé aux utilisateurs de se conformer à la législation lors de l’usage des pesticides de protection ou traitement des plantes et des denrées alimentaires.
Dans les activités quotidiennes, les populations ont été invitées à éviter des activités de brûlage à l’air libre des biomasses qui dégagent des dioxines/furanes.
Il s’agit notamment des feux de brousse, des déchets ménagers ou médicaux, etc. Raison pour laquelle on a recommandé au secteur de la santé d’augmenter le nombre d’incinérateurs.
La directrice administrative de l’OBPE et l’expert national en POPs ont ainsi lancé un appel aux différents acteurs du secteur public et privé à apporter leurs contributions pour une réduction maximale des POPs.


Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


A propos de ABP

© 2014. Agence Burundaise de la Presse. Tous droit réservés