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Faible représentativité de la femme dans les instances de prise de décision du secteur médiatique

BUJUMBURA, 9 mars (ABP) – La représentativité des femmes est moins élevée dans les organes de prise de décisions des médias, selon les résultats de l’étude commanditée par l’Association des femmes rapatriées du Burundi (AFRABU) et d’une enquête menée par l’Association des femmes journalistes (AFJO) d’octobre à décembre 2016 à Bujumbura.
Souvent considérés comme le quatrième pouvoir, les médias constituent un secteur de la vie dans lequel les femmes devraient jouir pleinement de leurs droits sociaux et politiques. Mais la réalité est autre chose, d’après ladite source qui montre, en effet, que bien que les femmes soient moins présentes dans les instances de prise de décision des autres secteurs de la vie, elles ne sont pas visibles dans les sphères décisionnelles des médias.
Ces résultats précisent que les femmes ne dépassent pas 6% dans les postes de responsabilité dans les médias. La même source poursuit à montre qu’à l’instar des autres secteurs, les autorités politiques font un effort pour respecter le quota constitutionnel de 30% dans les postes de nominations comme les directeurs et les directeurs généraux des médias publics. Ainsi par exemple, à la RTNB, 40% des postes de nominations reviennent aux femmes, au moment où à l’ABP et aux Publications de Presse Burundaise (PPB), les femmes occupent 33,3% des postes de nomination. A la radio scolaire Nderagakura, le taux des femmes est de 0%. Cependant, aucune femme n’occupe le poste de directeur général dans tous les médias publics, déplore-t-on. De même, à part la directrice du journal le Renouveau du Burundi, aucune femme au poste de directrice n’est en charge de la gestion de l’information dans les médias.
Signalons que des facteurs limitatifs comme les stéréotypes et préjugés ; l’égoïsme des hommes ; la non appartenance aux partis politiques ; ou le manque de l’estime de soi des femmes elles-mêmes font que les femmes soient moins représentées dans les organes de prise de décisions des médias, selon la source déjà citée.
Afin de relever les défis, l’AFRABU et l’AFJO recommandent au ministère en charge des Médias d’intégrer la dimension genre dans la politique nationale de la communication et des médias, et aux médias de veiller à l’équilibre genre dans la collecte et le traitement de l’information.


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